16/10/2012

115 000 vieux pneus retrouvent une seconde vie

A première vue, rien ne distingue le lotissement « Les jardins de Lucile » actuellement en cours de viabilisation à l’entrée du village. Et pourtant, un système tout aussi innovant qu’écologique vient d’y être achevé … sous la chaussée.

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Explications.

Les règles d’urbanisme imposent la création de bassins dits « de rétention », bien souvent aménagés en périphérie des espaces urbanisés. Chargés de se remplir puis se vider progressivement aux grès des orages, ils permettent d’éviter les inondations. La technique la plus répandue consiste à creuser de grands bassins, à ciel ouvert. Mais d’autres procédés existent, avec notamment le système de drain-gomme.

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Un indice de vide de près de 50 % :

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les pneus usagés découpés en morceaux puis compactés possèdent un indice de vide supérieur à 50 % : C’est ainsi qu’une tranchée d’environ 1 800 mètres cubes a été creusée en septembre, puis rempli de ce matériaux inerte. C’est donc un volume disponible de plus de 900 mètres cubes qui a donc été créé et qui permettra de remplir son rôle grâce à un système de drains qui collectera et reversera les eaux de pluie. Maintenant recouvert de remblai, ce volume pourra supporter la chaussée et le passage des véhicules.


Ce système de drain-gomme est éprouvé en France et à l’étranger, mais reste pionner chez nous, puisqu’il s’agit d’un des tout premiers dans les Pyrénées-Orientales. La nature du sol et la topographie ont rendu possible son installation à Tresserre.

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 Jean Amouroux (Maire de Tresserre) et Gilles Ferrante (Société Hectare), entourés des maitres d'oeuvre du chantier, l'entreprise Farine TP.

 

Un système novateur et avantageux :

Gilles Ferrante, chargé d’opération pour la société Hectare, propriétaire du terrain, promoteur du lotissement et maître d’ouvrage du projet, explique :


«  Notre société est de plus en plus sensible à l’argument écologique : nous participons ainsi à valoriser un déchet ultime, dont personne ne sait quoi faire. De plus, nous favorisons la création d’une filière française de la collecte jusqu’à la découpe et le transport des pneus à recycler. Enfin, ce système de « bassin » enterré permet un gain d’espace et une économie du foncier : C’est autant d’espace disponible redistribué sur chaque parcelle ».


De son côté, le Maire, Jean Amouroux, a accompagné favorablement ce projet novateur, et se félicite qu’un tel procédé ait été autorisé par l’ensemble des administrations :


« Ce bassin reste invisible et l’esthétique du lotissement est grandement améliorée. D’autre part, nous devons anticiper le futur et privilégier des procédés peu coûteux en maintenance, car lorsque ces réseaux passeront dans le domaine public, et incomberont à la charge de la collectivité, ils ne demanderont aucun entretien particulier ».

Pour la petite histoire, ce « bassin de rétention », nouvelle génération, a nécessité plus de 115.000 pneus usagés.

 

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