08/10/2014

Amandes : c'est le temps de la récolte

Amande douce ou amande amère ? Au détour d’un chemin de vigne, qui n’a jamais hésité, avant de croquer dans le fruit, au pied d’un amandier sauvage ? Ceux de Monique sont greffés et cultivés en bio pour être récoltés… sans surprise.

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Quand en 2000, Monique achète l’ancienne « vigne du kilomètre », elle a changé de siècle … et de vie aussi ! Cette ancienne prof de biologie-chimie a alors troqué ses tubes à essais scolaires contre les travaux pratiques agricoles : Sur sa parcelle de quelques hectares, jusque-là abandonnée, elle y a planté 1492 amandiers :

« comme l’année où Colomb a découvert l’Amérique » glisse-t-elle.

Son Amérique à elle, ressemble aujourd’hui à un coin de nature agricole, une crête entourée de ravins sauvages :

« A l’époque je cherchais une culture en parfaite adéquation avec le milieu et en résonance avec la culture locale et ancestrale, la gastronomie aussi : la culture de l’amandier s’est imposée comme une évidence ! Cet arbre pousse naturellement chez nous, et peut être une alternative à la déprise agricole. Rustique et adapté au milieu, la culture en bio n’est absolument pas une contrainte, bien au contrainte : c’est simplement respecter le verger et son milieu dans son ensemble ».

La pleine période de la récolte

Le travail est entièrement manuel et va durer quelques jours : d’arbre en arbre, l’équipe de Monique va parcourir le verger, pour en faire tomber les fruits, à l’aide d’un marteau en caoutchouc. Au sol, ils sont regroupés grâce aux filets étalés autours des troncs. Enfin une écaleuse mécanique trie la coque de la gove. 

Elle ajoute : « Avec seulement une tonne et demie, cette année, la récolte est moindre. Les arbres connaissent des cycles plus ou moins productifs. Ces fruits seront transformés en laits, soupes … et autres produits alimentaires bio ».

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Le problème de la guêpe de l’amandier

Son choix de culture interdit à Monique d’utiliser des produits conventionnels, qui élimineraient facilement la guêpe de l’amandier, « l’eurytoma amygdali ». Cet insecte gagne peu à peu tous les amandiers du département. La guêpe pond ses œufs dans l’amandon, chaque année fin mars. Les larves vont s’y développer tout l’été et jusqu’à l’année suivante, affectant la récolte.

Le symptôme des arbres attaqués se traduit par la présence d’amandes momifiées, qui demeurent accrochées aux branches d’une année sur l’autre.

Elles contiennent la larve qui va poursuivre son cycle : « Nous retirons systématiquement toutes les amandes y compris celles parasitées qui seront brûlées pour limiter la propagation de l’insecte ». 

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Un travail fastidieux et une goutte d’eau dans l’océan des amandiers sauvages ou abandonnés de tout suivi ou contrôle. Mais, un travail indispensable à ses yeux, pour continuer à cultiver son verger et à aimer ses arbres ...

08:30 Publié dans vigne | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

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